Enquête sur un avis Google supprimé concernant El Mata Tattoo au Grau-du-Roi

Avis Google supprimé contre El Mata Tattoo : enquête dans le milieu du tatouage au Grau-du-Roi

Une enquête qui s'inscrit dans une histoire plus ancienne

Cette enquête trouve son origine dans un avis Google supprimé de la fiche El Mata Tattoo.
Un avis Google supprimé peut sembler, au premier regard, n’être qu’un épisode parmi d’autres dans la vie d’un établissement.
Pourtant, lorsque cet avis ne correspond à aucune expérience client identifiable et qu’il conduit à s’interroger sur son origine, il peut devenir le point de départ d’une enquête plus large.
Il faut parfois une certaine médiocrité pour s’attaquer à ce que l’on n’a pas su conserver.
Lorsque je travaillais auprès de certains d’entre eux, mon talent et mon savoir-faire constituaient une plus-value évidente pour leur activité.
Mais la cupidité possède un défaut majeur : elle rend aveugle à la valeur réelle des personnes.
Certains ont préféré regarder ce qu’ils pouvaient gagner plutôt que ce que j’étais capable d’apporter.
Ils ont peut-être oublié une chose essentielle : on peut perdre un professionnel que l’on sous-estime, mais on ne récupère jamais le talent que l’on n’a pas su reconnaître.

Enquête sur un avis Google supprimé concernant El Mata Tattoo au Grau-du-Roi

Depuis mes débuts dans le tatouage, j’ai toujours considéré que ce métier devait être exercé avec sérieux, responsabilité et professionnalisme.

Cela fait aujourd’hui 28 ans que je pratique le tatouage. Au cours de ces années, j’ai consacré une partie importante de mon parcours à faire évoluer l’image et les pratiques de cette profession en France : formation, hygiène, sécurité, traçabilité, information du client et reconnaissance du tatouage comme un véritable métier.

Cette volonté de professionnalisation ne s’est pas toujours faite sans opposition.

Très tôt, j’ai été confronté à des personnes et à des réseaux professionnels dont les méthodes n’avaient rien à voir avec la conception que je me faisais de ce métier. Des conflits, des pressions, des tentatives de dénigrement et des comportements que j’ai parfois vécus comme de véritables systèmes mafieux, dans lesquels tous les moyens semblaient pouvoir être utilisés lorsqu’il s’agissait de défendre des intérêts commerciaux.

Je ne parle pas ici d’une simple concurrence entre professionnels.

La concurrence est normale. Le désaccord est normal. La critique est normale.

Ce qui ne l’est pas, à mes yeux, c’est lorsque la concurrence quitte le terrain du travail, de la qualité et du savoir-faire pour entrer dans celui du dénigrement, de la pression ou de la manipulation de l’opinion.

C’est précisément pour cette raison que j’ai toujours choisi de documenter plutôt que de répondre par la rumeur.

Et c’est dans cet état d’esprit que je publie aujourd’hui cette enquête.

Elle ne repose pas sur des suppositions lancées à la légère. Elle s’appuie sur des éléments accessibles publiquement, des documents, des registres, des chronologies et des captures conservées au moment des faits.

Je ne prétends pas démontrer ce que les documents ne permettent pas de démontrer. Lorsque l’existence d’un lien est établie, je le documente. Lorsqu’il ne s’agit que d’un élément contextuel, je le présente comme tel. Et lorsqu’une question reste sans réponse, je le dis également.

L’objectif n’est donc pas de désigner arbitrairement des coupables.

L’objectif est de montrer les faits, de remettre les événements dans leur contexte et de laisser chacun tirer ses propres conclusions.

⚠️ Un contexte local qui ne date pas d’hier

Je suis installé au Grau-du-Roi depuis 2020. C’est cette année-là que j’y ai ouvert mon premier shop, rue des Combattants.

Pourtant, dès mon installation, les relations avec une partie de la concurrence locale se sont rapidement dégradées.

Après avoir quitté certains établissements parce que leurs pratiques professionnelles allaient à l’encontre de mes valeurs et de ma conception du métier, j’ai fait le choix de poursuivre mon activité de manière indépendante, avec mes propres exigences professionnelles.

Dès l’ouverture de mon premier shop au Grau-du-Roi, j’ai alors été confronté à des menaces liées à mon installation. L’affaire avait été portée devant la gendarmerie et avait finalement été réglée dans ce cadre.

Cet épisode n’est donc pas récent. Il constitue le point de départ d’un contexte local dans lequel les tensions avec certains acteurs de la profession se sont poursuivies au fil des années.

C’est dans ce contexte, et avec le recul de plusieurs années, que s’inscrit l’enquête présentée dans cet article.

1. Le point de départ : un avis Google qui ne correspondait à aucune expérience client identifiable

 

Le 20 septembre 2026, un compte Google utilisant le nom Meniou Dakiche a publié sur la fiche Google de mon établissement El Mata Tattoo, au Grau-du-Roi, un avis d’une étoile accompagné du commentaire suivant :

« Gros lieux à éviter encore un Rien qui c’est pris pour Johnny Hallyday Va faire des grillades ou des dessins sur la plage bidon 😎 »

L’avis était présenté par Google comme concernant une prestation de « Dissimulation et retouche de tatouages », avec une fourchette de prix de 300 à 350 € et la mention « Visité en septembre ».

 

Capture d'écran d'un avis Google 1 étoile publié par Meniou Dakiche sur El Mata Tattoo

Le problème était immédiat : je ne retrouvais absolument aucune trace de cette personne dans mes registres professionnels. Cet avis Google supprimé ne correspondait à aucune expérience client identifiable dans mes fichiers.
 Aucune réservation, aucun rendez-vous, aucune prestation, aucune commande, aucun acompte, aucun paiement, aucune facture ou transaction ne permettait d’identifier une expérience correspondant à cet avis.

Il ne s’agissait donc pas pour moi de contester simplement un avis négatif. Une critique, même sévère, fait partie de la vie d’un professionnel. La question était beaucoup plus fondamentale : sur quelle expérience réelle cet avis était-il fondé ?

J’ai donc signalé l’avis à Google et, après plusieurs jours sans suppression, j’ai utilisé la procédure d’appel en sélectionnant le motif « Fake engagement », sous la référence S-2338000042262.

 

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Google confirme la suppression d'un avis de la fiche El Mata Tattoo

Quelques jours plus tard, le 29 septembre 2026, Google m’a finalement informé que l’avis avait été supprimé. La notification précisait :

« Nous avons supprimé cet avis de votre fiche, car il ne respectait pas nos Règles. »

Google n’a pas précisé publiquement quelle règle particulière avait motivé cette suppression.
Règles Google concernant les avis et l’engagement artificiel
L’avis d’une étoile de Meniou Dakiche a ainsi disparu de la fiche El Mata Tattoo.

2. Qui était l'auteur de l'avis ?

 

L’auteur de l’avis supprimé apparaît sur Google sous le nom Meniou Dakiche. Son profil public indiquait au moment des faits qu’il était Local Guide de niveau 5 et qu’il comptabilisait 52 avis. Son profil affichait également un nombre très limité de photographies publiques.

L’intérêt de consulter ce profil n’était pas de chercher à établir l’identité privée de son auteur, mais simplement de regarder l’activité publique de ce compte Google, puisqu’il s’agissait du compte utilisé pour publier l’avis contre El Mata Tattoo.

Cette consultation faisait apparaître une activité d’avis portant sur différents établissements. Parmi ces contributions figurait notamment un avis cinq étoiles laissé à Seven Tattoocing, établissement de tatouage et de piercing situé 19 rue Saint-Roch à Palavas-les-Flots. 

Cette information mérite d’être relevée dans le cadre de cette enquête pour une raison simple : le même compte Google qui avait attribué une étoile à El Mata Tattoo avait également attribué cinq étoiles à un autre établissement spécialisé dans le tatouage et le piercing.

Il ne s’agit pas, à ce stade, d’en déduire que ces deux événements sont liés, ni d’affirmer que l’auteur de l’avis connaissait personnellement les dirigeants ou les professionnels de cet établissement. Aucun élément public que j’ai retrouvé ne permet de l’établir.

Mais cette contribution faisait partie des éléments qui ont conduit à poursuivre les recherches sur l’environnement professionnel des établissements évalués par ce compte.

 

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3. Ce que l'enquête a fait apparaître autour de certains établissements

 

À partir de l’avis laissé contre El Mata Tattoo, j’ai poursuivi les recherches en me limitant aux informations accessibles publiquement : profils Google, établissements, registres des entreprises, annonces légales et historiques de dirigeants. Le but n’était pas de construire artificiellement un « réseau », mais simplement de vérifier où conduisaient les informations publiques lorsqu’elles étaient croisées entre elles.

De Seven Tattoocing à JULS36

Le point de départ de cette seconde partie de l’enquête est Seven Tattoocing, établissement de tatouage et de piercing situé au 19 rue Saint-Roch à Palavas-les-Flots. Le même compte Google qui avait publié l’avis d’une étoile contre El Mata Tattoo avait également publié une évaluation cinq étoiles concernant cet établissement.

La recherche dans les registres publics fait apparaître à cette même adresse un établissement de la société JULS36, immatriculé sous le SIRET 100 718 451 00048 le 7 mars 2026. JULS36 est une SASU dont la présidente est Anne-Sophie Feriaud et dont l’activité déclarée comprend explicitement le tatouage, le piercing et la vente d’articles de Paris. Un second établissement JULS36 est également enregistré au 30 rue Saint-Roch à Palavas-les-Flots.

Il existe donc un premier constat objectif : l’établissement de tatouage et de piercing évalué positivement par le compte à l’origine de l’avis contre El Mata Tattoo se trouve à une adresse à laquelle une société déclarant précisément des activités de tatouage et de piercing possède un établissement.

Anne-Sophie Feriaud et Paco Greenbaum

La poursuite des recherches sur Anne-Sophie Feriaud fait apparaître plusieurs relations professionnelles publiques avec Paco Greenbaum.

Le registre de 5ÈME AVENUE indique ainsi qu’au moment de sa création, en mai 2013, Paco Greenbaum et Anne-Sophie Feriaud étaient tous deux gérants de cette société. Paco Greenbaum a ensuite quitté ses fonctions, tandis qu’Anne-Sophie Feriaud est restée gérante.

Le lien professionnel entre les deux ne se limite cependant pas à cette société. Les données publiques recensent également leur présence commune dans BADGREEN, où Paco Greenbaum est gérant et Anne-Sophie Feriaud apparaît parmi les autres dirigeants.

La fiche publique de Paco Greenbaum recense d’ailleurs plusieurs personnes ayant eu des relations de direction ou d’actionnariat avec lui et mentionne explicitement Anne-Sophie Feriaud avec trois mandats en commun.

Ces éléments établissent donc une relation professionnelle documentée entre Anne-Sophie Feriaud et Paco Greenbaum. Ils ne permettent pas, en revanche, de conclure à une quelconque implication de l’un ou de l’autre dans l’avis publié contre El Mata Tattoo.

Paco Greenbaum et Julia Greenbaum

La recherche fait ensuite apparaître un autre lien professionnel documenté.

En 2008, Julia Greenbaum et Paco Greenbaum étaient tous deux gérants de la société FRANGINS & FRANGINES, exploitant notamment l’enseigne MISS AND MISTER ROCK à Rouen. Les données issues du registre indiquent leurs fonctions communes de gérants à partir de novembre 2008.

Julia Greenbaum dirige aujourd’hui la société GREENCH, SIREN 793 179 243. Cette société déclare notamment une activité de tatouage et de piercing et exploite un établissement portant l’enseigne CRAZY TATTOO, au 3 rue de la Hune au Cap d’Agde. L’établissement est rattaché à GREENCH depuis le 15 mars 2015.

La fiche actuelle de GREENCH indique par ailleurs Julia Greenbaum comme dirigeante et retrace l’historique de ses établissements, avec notamment un précédent établissement Crazy Tattoo à Rouen avant le transfert de l’activité vers le Cap d’Agde.

Nous avons donc ici une autre relation objectivement vérifiable :

Paco Greenbaum → relation professionnelle documentée avec Julia Greenbaum → GREENCH → Crazy Tattoo au Cap d’Agde.

Là encore, cette chaîne constitue un constat documentaire, et non la preuve d’un quelconque lien avec l’auteur de l’avis Google.

Une autre branche mène au Grau-du-Roi

Les recherches concernant Catherine Blaiset font apparaître une histoire professionnelle plus ancienne dans le secteur du tatouage et du piercing.

Les données publiques montrent notamment qu’elle a déclaré dès 2012 une activité comprenant piercings, tatouages éphémères et vente de bijoux. Son historique fait également apparaître plusieurs établissements au Grau-du-Roi : au 27 rue Michel Rédarès entre 2015 et 2017, puis au 25 rue Michel Rédarès de décembre 2017 à décembre 2022, et au 9 rue Michel Rédarès de mars 2020 à décembre 2022. Ces trois établissements relevaient alors du code 9609Z.

Or, aujourd’hui, deux établissements de tatouage particulièrement connus du Grau-du-Roi se trouvent précisément dans cette même rue : crazy tattoo studio banana au 25 rue Michel Rédarès et Le 9 Tattoo Shop – Salon de tatouage au 9 rue Michel Rédarès.

Il faut cependant être précis : le fait que Catherine Blaiset ait historiquement exploité des établissements à ces adresses ne permet pas, à lui seul, d’affirmer qu’elle est aujourd’hui la dirigeante de ces commerces.

Pour le 25 rue Michel Rédarès, les données actuelles identifient juridiquement Antoine Blaiset, entrepreneur individuel immatriculé sous le SIREN 422 095 554, dont l’activité déclarée comprend les tatouages, le piercing et la vente de bijoux fantaisie, avec le nom commercial CRAZY TATTOO STUDIO BANANA.

Mais une relation professionnelle historique entre Catherine Blaiset et Antoine Blaiset est également documentée. Dans la société DOLCE FOLIES, créée en 2001 et exploitant notamment l’enseigne BANANA « Body Piercing Studio », les registres font apparaître une cession de parts d’Antoine Blaiset au profit de Catherine Blaiset, ainsi qu’un changement de gérance, le 27 septembre 2001.

Des connexions, mais pas de conclusion prématurée

À ce stade de l’enquête, plusieurs relations professionnelles peuvent donc être établies à partir de documents publics :

Meniou Dakiche
→ avis cinq étoiles public sur Seven Tattoocing
→ établissement situé au 19 rue Saint-Roch à Palavas-les-Flots
→ établissement JULS36 à cette même adresse
→ Anne-Sophie Feriaud, présidente de JULS36
→ relations professionnelles documentées avec Paco Greenbaum
→ relation professionnelle documentée entre Paco Greenbaum et Julia Greenbaum
→ GREENCH
→ Crazy Tattoo – Cap d’Agde.

Parallèlement :

Catherine Blaiset
→ activité historique de tatouage/piercing
→ établissements historiques aux 25 et 9 rue Michel Rédarès au Grau-du-Roi
→ relation professionnelle historique documentée avec Antoine Blaiset
→ Antoine Blaiset est aujourd’hui associé au Crazy Tattoo Studio Banana du 25 rue Michel Rédarès.

Ces éléments sont suffisamment documentés pour être présentés comme des relations professionnelles et des historiques d’établissements.

Ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, d’affirmer que l’auteur de l’avis contre El Mata Tattoo aurait agi sur instruction de l’un de ces professionnels, ni qu’une quelconque organisation aurait été mise en place contre mon établissement.

Cette distinction est essentielle.

L’intérêt de cette enquête n’est pas de fabriquer une accusation à partir de simples rapprochements. Il est de montrer ce que les registres publics permettent réellement d’établir lorsqu’on suit méthodiquement les différentes pistes apparues autour de cet avis.

4. Ce que l'enquête permet — et ne permet pas — d'établir

Schema des liens entre protagonistes

 

À mesure que les recherches avançaient, plusieurs relations professionnelles sont apparues dans les registres publics. Certaines sont anciennes, d’autres sont toujours d’actualité. Plusieurs établissements de tatouage et de piercing se retrouvent également dans cette cartographie, parfois à travers leurs dirigeants, parfois à travers leurs anciennes ou nouvelles structures juridiques.

Mais une enquête sérieuse doit également savoir reconnaître ses limites.

Je n’ai trouvé aucun document public permettant d’affirmer que Meniou Dakiche aurait reçu une quelconque instruction de la part d’un professionnel de la concurrence pour publier son avis contre El Mata Tattoo. Je n’ai pas davantage trouvé de document établissant une relation personnelle ou professionnelle directe entre l’auteur de cet avis et les différentes personnes apparues au cours de mes recherches.

Il serait donc malhonnête de transformer les différentes connexions professionnelles découvertes en preuve d’une opération concertée.

En revanche, plusieurs faits demeurent objectifs.

Le compte Google à l’origine de l’avis supprimé a publié une évaluation cinq étoiles concernant un établissement de tatouage et de piercing, alors que ce même compte publiait quelques jours plus tard une évaluation d’une étoile contre El Mata Tattoo.

De mon côté, malgré la vérification de mes registres, aucune trace d’une relation commerciale identifiable avec l’auteur de cet avis n’a été retrouvée : ni rendez-vous, ni prestation, ni commande, ni acompte, ni paiement, ni facture ou transaction permettant de rattacher cette personne à mon établissement.

Enfin, et c’est probablement l’élément le plus important de toute cette affaire, Google a finalement supprimé l’avis.
 Cet avis Google supprimé n’apparaît désormais plus sur la fiche El Mata Tattoo.

La notification adressée à mon établissement est sans ambiguïté :

« Nous avons supprimé cet avis de votre fiche, car il ne respectait pas nos Règles. »

Google n’a pas précisé publiquement quelle règle particulière avait motivé cette suppression. Il serait donc tout aussi imprudent de prétendre connaître exactement le raisonnement interne ayant conduit à cette décision.

Mais le résultat, lui, est incontestable : l’avis que je contestais n’est désormais plus présent sur ma fiche Google.

Cette enquête ne permet donc pas, à ce stade, de répondre à toutes les questions que les différents rapprochements peuvent susciter.

Elle permet en revanche de constater quelque chose de beaucoup plus simple : un avis extrêmement dénigrant a été publié par une personne dont je ne retrouve aucune trace comme cliente dans mes registres, par un compte qui évaluait également positivement un autre établissement de tatouage, et cet avis a finalement été retiré par Google au motif qu’il ne respectait pas ses règles.

Le reste appartient encore au domaine des interrogations.

Et une enquête sérieuse doit savoir faire cette différence.

Conclusion

Quand on confond prétention et intelligence

 

À ceux qui se reconnaîtront dans ces lignes, je laisserai simplement un conseil : ne prenez jamais la discrétion des autres pour de la naïveté.

Il existe une différence fondamentale entre avoir de l’argent, avoir de la prétention et avoir de l’intelligence. La première chose peut s’acheter. La deuxième peut se donner en spectacle. La troisième, malheureusement, ne s’achète pas.

Les comportements narcissiques ont d’ailleurs un défaut assez prévisible : plus la prétention est grande, plus elle finit souvent par rendre aveugle à ce qui se trouve juste sous son nez. Et lorsqu’on laisse derrière soi suffisamment de traces, il n’est plus vraiment nécessaire de spéculer : il suffit de les retrouver, de les recouper et de les documenter.

C’est précisément ce que j’ai appris à faire au fil des années.

Aujourd’hui, l’information publique ne se limite plus à ce que l’on peut trouver en quelques clics sur Google. Il existe des registres, des bases de données, des archives, des documents administratifs, des historiques d’entreprises et de nombreuses sources permettant de reconstituer des parcours professionnels et des liens qui ne sont pas toujours visibles au premier regard.

Et certains outils permettent désormais de croiser ces informations avec une efficacité que beaucoup n’imaginent même pas.

Alors, à ceux qui pensent pouvoir agir derrière un écran, utiliser de faux-semblants, multiplier les petites manœuvres ou compter sur le fait que personne ne prendra le temps de regarder : méfiez-vous simplement d’une chose.

Tout laisse des traces.

Et lorsqu’un différend dépasse le simple désaccord commercial ou professionnel, il existe encore quelque chose de beaucoup moins virtuel qu’un avis Google ou qu’un compte anonyme : la justice.

Je n’ai jamais eu besoin de menacer qui que ce soit pour défendre mon travail. Je préfère les faits, les documents, les preuves et, lorsque cela est nécessaire, les voies de droit.

À chacun donc de mesurer ses actes avant de les commettre.

Parce qu’au bout du compte, ce ne sont ni les grandes paroles, ni l’argent, ni les apparences qui décident de la réalité des faits.

Ce sont les preuves.