On peut détruire un homme sans jamais le condamner : mode d’emploi
Il existe en France une expérience sociale fascinante, on peut accuser quelqu’un pendant des années, l’enquêter, le broyer socialement, le fatiguer financièrement et surtout le salir moralement pour le séparer de ses devoirs parentaux.
Et ne jamais le condamner.
Bienvenue dans la zone grise, celle où la justice dit : « pas assez pour juger ».
Et la société dit : « assez pour douter ».
Tout commence le 20 juillet 2007.
Une séparation, une histoire banale me direz-vous.
Deux adultes, un enfant, une vie à reconstruire loin de toute toxicité.
Et puis cette phrase :
« Je ferai de toi un clochard. Je connais du monde. »
Sur le moment, j’ai cru à une phrase de colère.
Avec le recul, c’était presque un plan de carrière, celui que la mère de ma fille allait s’atteler à mettre en place.
Les années suivantes ressemblent à une collection.
Accusations.
Procédures.
Enquêtes.
Classements.
Encore, encore et encore.
Et là, on découvre le premier paradoxe français :
On peut être juridiquement intact.
Et socialement explosé.
L’article 40-1 du Code de procédure pénale permet au parquet de classer lorsqu’une infraction n’est pas suffisamment caractérisée.
C’est très rationnel, juridique, très propre.
Mais dans la vraie vie, ça donne :
« On ne peut rien prouver…
Mais on ne peut rien effacer non plus. »
La justice fonctionne avec des preuves, mais la société fonctionne avec des histoires.
Et les histoires voyagent beaucoup plus vite que les décisions de justice.
Vers 2013, j’ai compris une chose.
Parfois, rester dans le conflit, c’est accepter d’être la cible permanente.
Alors j’ai pris une décision difficile, pas populaire, mais vitale.
Me retirer.
Respirer.
Survivre.
J’ai tenté la méthode la plus subversive qui existe : travailler.
Créer.
Entreprendre.
Reconstruire.
Réponse du réel :
contrôles, diffamations, agressions, dégradations.
Rien d’illégal pris isolément, mais de façon accumulée des plus destructrice.
Pendant ce temps, mon enfant déménage, est changée d’école sans que je le sache.
Je retrouverai son adresse par voie judiciaire.
On fait avec les outils disponibles.
2020: Nouveau départ, nouveau territoire, nouvelle stabilité.
Erreur stratégique : croire que la distance calme les récits.
2022.Nouvelle plainte.
Accusations extrêmement graves: attouchements sexuels sur ma fille!
Faits supposés vieux de plus de dix ans.
Et là, moment fascinant du droit français.
Dans un endroit : classement.
On me suggère même de déposer plainte pour dénonciation calomnieuse.
Ce qui nous amène à l’article 226-10 du Code pénal.
Une dénonciation n’est juridiquement fausse que si une décision judiciaire le dit.
Donc :
Classement = pas condamnation.
Classement ≠ innocence officielle.
La zone grise adore ça.
Puis vient la décision du procureur général Hugues BERBAIN de la cours d’appel de NANCY , juridiquement irréprochable :
Sans décision judiciaire établissant la fausseté des faits,
la dénonciation calomnieuse ne peut être retenue.
C’est du droit pur.
Et le droit pur, parfois, est glacial.
Alors on découvre un concept moderne :
Le classement peut être classé.
Et la boucle administrative est parfaite.
La vraie question devient simple:
À partir de combien d’accusations classées commence-t-on à parler d’acharnement social ?
Ou bien ce mot n’existe-t-il que dans les romans ?
Ce système protège le droit de signaler.
Et il doit le faire.
Mais il protège beaucoup moins ceux qui traversent ces accusations sans condamnation.
Parce que le droit pénal juge des infractions.
Pas les conséquences humaines d’une accusation répétée.
Aujourd’hui ?
Je suis debout.
Pas grâce au système.
Pas contre lui non plus.
On a voulu faire de moi un clochard.
On m’a surtout appris quelque chose :
Certaines personnes passent leur vie à détruire les autres pour stabiliser leur propre chaos.
D’autres passent leur vie à reconstruire, moi j’ai choisi mon camp et étonnamment, la paix est de ce côté-là.
Monsieur le procureur général de la cours d'appel de NANCY, Hugues BERBAIN. J’accuse réception de votre décision quant à ma demande de déclassement de ma plainte à l’encontre de la énième élucubration de Mme PRUD’HOMME de 2022. Merci de prendre connaissance de mon entière disponibilité pour de futurs délires mégalomaniaques de cette dernières pour lesquels je ne doute pas que vous saurez mettre en marche votre machine judiciaire, froide et inhumaine et surtout injuste. La vraie question devient simple: "À partir de combien d’accusations classées commence-t-on à parler d’acharnement social ? Ou bien ce mot n’existe-t-il que dans les romans ? » Ne vous étonnez donc pas que Selon plusieurs enquêtes récentes, la confiance des Français envers la justice est en net recul : D'après une étude du Service de la statistique, des études et de la recherche (SSER) du ministère de la Justice, publiée en octobre 2025, seuls 49 % des personnes résidant en France déclarent avoir confiance dans la justice. Un sondage CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié le 5 novembre 2025, indique que 51 % des Français ne font pas confiance à la justice. Ces chiffres reflètent une défiance significative envers l'institution judiciaire en France. En 2024, la confiance des Français envers la justice est en net recul. Selon une enquête du Service de la statistique, des études et de la recherche (SSER) du ministère de la Justice, publiée en octobre 2025, seulement 49 % des personnes résidant en France déclarent avoir confiance dans l'institution judiciaire . Ce taux est inférieur à celui d'autres institutions publiques et varie selon les profils sociodémographiques. Par ailleurs, un sondage CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié le 5 novembre 2025, indique que 51 % des Français ne font pas confiance à la justice . Ces chiffres reflètent une défiance significative envers l'institution judiciaire en France. À plus forte raison de votre décision, sachez que je fais partie de cette France là. Je vous prie d’agréer l’expression de ma considération respectueuse pour cette décision, qui contribuera sans doute à enrichir ma réflexion sur le fonctionnement concret de notre institution judiciaire.
Alexandre MATA